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Hard questions about France's colonial past (in French) Hard questions about France's colonial past (in French)
by Joseph Gatt
2020-11-28 09:07:52
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Le travail de réconciliation des mémoires entre la France et ses anciennes colonies en Algérie, en Afrique, au Proche Orient, en Asie et ailleurs ne peut, à mon avis, se faire que dans le cadre d'un travail mémoriel qui soit gagnant-gagnant entre les deux parties.

Lorsque l'on évoque la mémoire on évoque l'histoire, le passé. Ce passé est transmis aux nouvelles générations sous la forme d'une narrative historique. Cette même narrative historique sert de repères à l'identification des ancêtres, de même qu'à des fins de propagande.

Vous imaginez donc bien que la France ne peut se permettre de passer pour des vilains colonisateurs aux yeux des élèves, étudiants et autres passionés d'histoire. Le travail de mémoire ne peut donc se faire dans le cadre d'une narrative où tous les Français sont les “méchants” qui ont abusé des populations libres et autochtones des pays qu'ils ont colonisés.

french001_400Mais allons au grain.

Si... si, la France décide de réconcilier les mémoires, en plus de tous les abus des peuples autochtones, on doit faire le parallle avec les abus du prolétariat Français par un patronnat, que l'on sait, depuis la fin des années 1990, s'est permis tous les excès, toutes les dérives, tous les abus du travailleur français... des abus dont on pourrait très bien faire le parallèle avec les meurtres, les tortures et les carnages du colonialisme.

D'abord, depuis la fin des années 90, la France est probablement le seul pays occidental qui cartélise ses grandes entreprise. Nulle part ailleurs dans le monde industrialisé libre, trouve-t-on des grandes entreprises organisées en patronat, cartélisé, fixant les prix, se frottant les coudes pour établir des politiques de prix qui n'arrangent ni le consommateur ni les PME. Ne parlant pas des fraudes fiscales, des fraudes, des placadages, des chasses aux sorcières, des harcelements en tout genre, des menaces de mort, et oui, parfois des exécutions de petits prolétaires.

Ceux qui me connaissent savent que je suis plutôt un homme de droite, économiquement liberal, et que je suis pour toutes les libertés économiques, dont celles de licencier ou de recruter à volonté.

Ce que j'oppose, ce sont les arrangements entre grandes entreprises pour limiter l'offre de certains produits, innonder le marché de certains produits pour casser les prix, ou encore établir des politiques de recrutement qui obligent les diplômés de “petites” universités à s'exiler à Londres ou a Montréal, parce qu'en France, on ne recrute que HEC et Sciences Pô. Donc “soit tu tentes ta chance dans le stand-up, soit tu te tire aux States.”

Le monde du travail en France, c'est aussi des travailleurs qui sont très mal formés à l'exécution des tâches, qui font l'object de harcèlement moral car incapable d'executer leurs tâches. C'est aussi un monde du travail où les bavardages entre collègues sont parfois interdits, et où signaler un abus, une perte, ou un dépassement légal peut entraîner un harcèlement qui pousse les travailleurs au suicide ou à l'exil.

Donc, depuis la fin des années 90, les abus du gouvernement et du patronnat ont fait que “pour se faire du blé en France, faut faire le Loft ou gagner au loto.” Les patrons s'en mettent plein les poches, les ouvriers n'ont même plus de quoi payer leur loyer.

Sans parler des étudiants parfois abusés par les professeurs d'université, des élèves abusés par certains enseignants, et d'un système administratif qui nargue les pauvres chômeurs et autres dépendants du système social. Et ces étudiants et autres victimes ne se plaignent même pas, car ils ne savent même pas que le harcèlement et les abus sont sevèrement punis par la loi!  

En gros, si vous dites aux Français “on a été des criminels dans les colonies, sous prétexte de suprématie en armement, en stratégie militaire et en technologie, nous avons massacré les peuples des colonies, nous les avons réduit en esclavage, nous les avons affamés et torturés. Mais depuis 1962, nous avons été de gentils petits Schtroumps et n'avons atteint à la dignité de personne.”

Les réglements du devoir de mémoire doivent donc se faire à la fois dans le cadre de reconnaissance des crimes coloniaux, et d'excuses aux peuples colonisés, mais pas seulement. Les français de France qui ont souffert des mêmes abus, simplement pour tenter de payer leur loyer et nourrir leurs familles, à eux aussi, le gouvernement français doit des excuses.

Des excuses d'accord. Mais surtout des promesses de ne pas récidiver dans le colonialisme, et surtout, de changer le système, et mettre en place un système où les travailleurs français ont le droit à beaucoup de respect au travail.

La réconciliation des mémoires coloniales et prolétaires doit donc se faire dans le cadre de discours sur “les abus de pouvoir” chose très tolérée en France mais qui n'a pas sa place dans le pays dit “des droits de l'homme.”


       
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