Plus je m’approche plus je m’éloigne Plus je m’éloigne, plus je coexiste A tout moment Les grosses lignes Font partie de l’infini Qui effleure mes sentiments…
Les vieilles lignes Que je colorie avec les chagrins Auxquelles je donne forme avec les larmes Que j’approfondis de toute une vie Et que j’éloigne de moi-même Et qui me fuient…
Les lignes fines Que je côtoie A maintes reprises Avec lesquelles je jongle Trompeuses, attrayantes Transparentes, signifiantes et contradictoires…
Avec un bout dans mon cœur comme la tendresse Sinueuses sur le chemin de l’amour Continues, décidées, vivantes… Au fur et à mesure qu’elles coulent en moi Elles me rendent heureuses Bleues, vertes et blanches Les lignes amies…
Üzeyir Lokman ÇAYCI Paris, le 06.01.2006 Traduit du turc par Yakup YURT